L’Ispahan

Published on by Robert Greene

L’Ispahan

~~ Ce week-end, c’est le retour du haut de gamme. Où ça ? Chez l’une des pâtisseries les plus renommées de Paris, Pierre Hermé. À la tête de plus de 30 boutiques implantées à travers le monde, fils de quatre générations de pâtissiers alsaciens et surnommé le « Picasso of pastry » par Vogue Magazine, Pierre Hermé s’est ancré parmi les pâtissiers les plus célèbres de France, voir du monde. Ses produits phares : les macarons et les chocolats.

Sans aucun doute, l’une des créations les plus envoûtantes de Hermé est l’Ispahan. Quoique ce dernier ne soit pas encore classé comme un classique de la pâtisserie française, j’estime que ce n’est qu’une question de temps avant que cette pâtisserie se trouve parmi les grands classiques. En effet, on voit que presque toutes les boulangeries et les pâtisseries ont repris l’Ispahan, bien que la recette originale soit gardée en secret par l’inventeur. Depuis son lancement, l’Ispahan n’a pas cessé d prendre de l’essor .

L’Ispahan
L’IspahanL’Ispahan

Moi, j’ai acheté l’Ispahan chez le créateur. La queue gigantesque devant la porte en dit long sur la réputation de cette boutique. D’abord, considérons l’Ispahan au niveau visuel. Deux coques de macarons en rose séparées par des framboises rouges et couronnées par un pétale de rose ; l’Ispahan se présente comme une fleur ou même un bijou. À la différence de l’opéra qui est très raffiné et très net, l’Ispahan est élégant sans pour autant être épuré. En effet, Hermé a réussi à créer un objet qui est fin, délicat et, avant tout, beau. En bref, l’Ispahan est ravissant au plan visuel.

L’Ispahan
L’Ispahan

Heureusement, le succès de ce dernier ne s’arrête pas là car l’Ispahan est également un triomphe au niveau gustatif. En effet, l’Ispahan offert à la fois un parfait accord de textures et de saveurs. Concernant les textures, considérons d’abord la meringue. Ayant dégusté des macarons de nombreuses maisons prestigieuses (ex : Ladurée, Dalloyau), je crois que celui que j’ai mangé chez Pierre Hermé caracole en tête. Jamais ai-je gouté un macaron dont le mariage entre le côté croustillant et le côté moelleux a été si bien exécuté. Par ailleurs, la crème à pétale de rose a été tellement onctueuse alors que les litchis ont apporté du croquant. Franchement, j’ai été épaté par la variété de textures. Néanmoins, c’est au niveau du goût, que l’Ispahan éclate en bouche. Depuis le macaron légèrement sucré aux pétales de rose jusqu’aux framboises délectables, de la crème veloutée aux litchis fruités ; j’ai été conquis par l’Ispahan.

L’IspahanL’Ispahan

D’après moi, l’Ispahan illustre parfaitement la pâtisserie française : il est raffiné, il est élégant, il est beau et, avant tout, il est délicieux ! Compte tenu d’une telle bonne évaluation, j’attribue 5 à l’Ispahan, une notation qui est très fortement méritée.

Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, 75006 Paris Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, 75006 Paris
Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, 75006 Paris

Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, 75006 Paris

Notation : 5/5

Prix : 7 € 50

Pâtisserie : Pierre Hermé, 72 rue Bonaparte, 75006 Paris

L’Ispahan

Une petite biographie de Pierre Hermé

Fils de quatre générations de pâtissiers alsaciens, la pâtisserie était une évidence pour Pierre Hermé. Ce dernier est né à Colmar en 1961 et à peine 14 ans il s’est engagé dans la même voie que ses ancêtres lorsqu’il est rentré dans l’école de Gaston Lenôtre. Après seulement 10 ans de formation, Hermé a été nommé le chef pâtissier chez Fauchon où il a passé 11 ans à la tete d’une équipe de 35 pâtissiers. Nombreux sont les prix que Hermé a gagné au fils des ans, entre autre, le prix Gault et le prix Millau pour le meilleur gâteau au chocolat (1987), la médaille d’or de « l’Académie de chocolat » (1994), et « Patissier de l’année » (1996). Par ailleurs, il a publié un grand éventail de livres, y compris « Secrets gourmands » (1994), « Desserts by Pierre Hermé » (1998), et « Cooks Book » (2005). Bien entendu, ces derniers visent des passionnés de la pâtisserie francophones et anglophones. La première boutique Pierre Hermé a été ouverte à Tokyo en 1998. En fait, ce n’est que quatre ans plus tard, que Hermé a ouvert sa première boutique à Paris, celle dans le 6ème arrondissement. D’ailleurs, Hermé a fondé deux « écoles » de pâtisseries, à savoir la « Société de Créations Pâtissières » (1996) et l’ « Atelier de Formation à la Haute Pâtisserie ». Aujourd’hui, Pierre Hermé règne un empire international depuis les États-Unis au Japon.

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