La brioche

Published on by Robert Greene

La brioche

~~Çà y est – j’ai fini, ou presque…Crois-le ou non, je suis arrivé à la fin de ma liste de classiques de la pâtisserie française (laquelle est affichée au mur de ma chambre). Hormis quelques classiques que je n’ai pas encore trouvés (la charlotte entre autres), j’ai rayé les plus grands classiques de ma liste. Que je suis fier de moi ! Cependant, notre aventure ne s’arrête pas là car je me suis relevé plusieurs nouveaux défis, à savoir déguster la viennoiserie, les « petits » classiques (ex : les madeleines, les palmiers, les chouquettes) et enfin, les nouvelles creations qui font fureur (ex : Michalak Takeaway).

Nous commençons par la viennoiserie, et plus précisément la brioche. Cette dernière est un produit qui me fait penser aux vacances d’été que j’ai passées avec ma famille en France pendant mon enfance. On faisait régulièrement du camping, surtout au sud, et le matin on mangeait toujours des petits pains briochés (que l’on tartinait abondamment de Nutella bien sûr !). Quoiqu’il s’agisse de la brioche « industrielle » (soit des petits pains que nous avons achetés au supermarché et pas à la boulangerie), j’adorais ces petites brioches le matin.

Brioche parisienne (soit une brioche à tête)

Brioche parisienne (soit une brioche à tête)

Pour procurer ma brioche à Paris, j’ai suivi les conseils du Fiagro. En 2011, le journal a publié un article intitulé « Le test des meilleures brioches de Paris ». Ayant testé une vingtaine de boutiques et ayant imposé une dégustation à l’aveugle au jury (qui était contrôlé par Christophe Fedler), j’ai fait confiance aux résultats issus de l’enquête. Le gagnant ? Lenôtre, l’une des maisons les plus renommées de la pâtisserie française.

La brioche
La brioche

Malgré les remarques élogieuses du Figaro, rien que l’aspect visuel de la brioche que j’ai procurée chez Lenôtre me mettait dans le doute. Alors que l’article du Figaro a exalté sa forme, typique de la brioche parisienne (avec « sa tête ronde et sa base ciselée ») ainsi que son aspect bien doré, moi, je l’ai trouvée un peu trop irrégulière, surtout dû à sa tête penchée. De plus, elle a été tellement dorée que je craignais qu’elle ne soit sèche.

La brioche

En termes de goût, cette brioche a été loin de ce que j’avais espéré, à savoir une brioche moelleuse, sucrée et aérée. En revanche, elle a été croustillante à l’extérieur, sèche à l’intérieur et très fade. En fait, je l’ai trempée dans du lait chaud pour qu’elle soit moins sèche et je l’ai tartinée de confiture à la framboise pour qu’elle ait de goût. Franchement, la brioche m’a rappelé d’un morceau de pain rassis !

La brioche

Evidemment, la dégustation de la brioche chez Lenôtre a été un énorme échec. Honnêtement, j’aurais préféré manger les des petits pains briochés que l’on trouve chez Carrefour. Au moins, il n’y aurait pas eu une telle grande déception. J'attribue 1 sur 5 à la brioche de Lenôtre. La seule consolidation : la brioche a été comestible !

La brioche
La briocheLa brioche
La brioche

L'histoire de la brioche

L’origine de la brioche, comme celle d’un grand nombre de produits de la pâtisserie française, fait référence à une histoire anecdotique. En effet, la légende se veut que sous le règne de la reine Marie-Antoinette, le peuple muerait de faim à cause des prix exorbitants de farine. Peu soucieuse de son peuple, la reine aurait conseillé à ce denier de manger de la brioche plutôt que du pain – « Qu’ils mangent de la brioche » ou « Let them eat cake » (en anglais). Elle s’ignorait sans doute de la composition de la brioche, à savoir la farine blanche, les œufs, le sucre et le beurre.

La brioche aurait apparu en Normandie pour la première fois au XVIème siècle et elle est remonté au Moyen ~Âge. L’origine de l’appellation « brioche » est contestée. Alors que certaines personnes croient que le mot est dérivé des mots « bris » et « hocher » (remuer), d’autres prétendent qu’il vient de « Briochins » (soit les habitants de Saint-Breiuc). Aujourd’hui, on pense que le mot est dérivé du verbe « brier » qui voulait dire « broyer » en normand.

Nombreuses sont les variétés de la brioche, depuis la brioche parisienne jusqu’à la brioche Nanterre, de la brioche vendéenne à la brioche tressée de Metz. En plus, plusieurs dictons font référence à la brioche, entre autres, « prendre de la brioche » (prendre du ventre).

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