Le kouign-amann

Published on by Robert Greene

Le kouign-amann

~~Quelle horreur, je viens de commettre le péché suprême : la gloutonnerie ! En effet, j’ai dégusté sans doute le produit le plus gourmand de la pâtisserie française. Une pâtisserie à double tranchante, cette dernière fait saliver avant la dégustation et fait culpabiliser après. De quoi est-ce que je parle ? Le fameux Kouign-amann, bien sûr ! Celui que j’ai acheté s’agit d’une « kouignette » plutôt qu’un kouign-amann étant donné sa forme miniature. Cela ne veut pas dire pour autant que cette dernière a été moins gourmande !

J’ai acheté la « kouignette » chez Georges Larnicol, un meilleur ouvrier de France qui est à la tête d’une dizaine de boutiques spécialisant dans le chocolat et la confiserie. La boutique où j’ai acheté ma « kouignette » est celle de Montmartre, là où on trouve une sculpture de Notre-Dame entièrement réalisée en chocolat. Moi, j’ai été sidéré en voyant cette dernière pour la première fois, et même maintenant elle arrive à me couper le souffle. Jamais ai-je vu une sculpture en chocolat aussi bien travaillée et aussi belle que celle de Larnicol. Personnellement, je crois qu’elle rivalise avec la vraie cathédrale en termes de beauté ! Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous assure qu’il vaut le coup. Chez Georges Larnicol, on trouve une jolie gamme de « kouignettes », depuis la pistache jusqu’au chocolat, du rhum à la nature. Celle pour laquelle j’ai craqué immédiatement a été la « kouignette » caramel au beurre salé (miam !). En plus, les vendeurs ont validé mon choix en prétendant que celle-là est la meilleur « kouignette » fabriquée par la maison.

Le kouign-amann
Le kouign-amann

Visuellement, la « kouignette » est à la fois mignonne (grâce à sa petite forme circulaire) et séduisante (grâce à la pâte brillante – de beurre, bien entendu!).

Le kouign-amann

Quant à la dégustation, il suffit de dire que cette « kouignette » a été une « tuerie » absolue. Hyper parfumée, extrêmement moelleuse, fort sucrée ; la « kouignette » a été loin d’être une petite bouchée. En gros, elle a été un petit gâteau sucré dégoulinant de beurre ! Aussi riche et somptueuse qu’elle est, je suis sûr que cette « tuerie » peut vraiment tuer ! Attention donc à tous souffrant de problèmes de santé (ex: diabètes, hypertension, obésité) ou même à tous essayant d’éviter de telles maladies. Par contre, pour ceux qui aiment prendre des risques, il faut déguster l’un de ces délices.

Le kouign-amann
Le kouign-amann

Pour conclure, j’ai adoré la petite « kouignette » caramel au beurre salé. Ni très raffinée ni très délicate, elle a été tout simplement délicieuse ! Je lui donne 4 sur 5. Sinon, les chocolats de la maison Georges Larnicol sont également exquis. Aussi divines : les petites sucettes amandes enrobées de chocolat et recouvertes de bonbons!

Maison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 ParisMaison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 Paris
Maison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 Paris
Maison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 ParisMaison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 Paris

Maison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 Paris

Notation : 4/5

Prix : à peu près 1 € 50 la kouignette (le prix varie en fonction du poids)

Pâtisserie : Maison Georges Larnicol, rue de Steinkerque, 75018 Paris

L’histoire du Kouign-amann

Le kouign-amann est une spécialité bretonne qui doit ses origines à Douarnenez en Bretagne. Le nom de ce gâteau ne trompe pas – alors que « kouign » signifie « gâteau » en breton, « amann » signifie « beurre ». C’est un pâtissier douarneniste, Yves-René Scordia, qui aurait inventé le kouign-amann par hasard en 1860. A cette époque, il y avait un défaut de farine alors que le beurre se trouvait en abondance. Du coup, le pâtisser précité a essayé de faire une pâte contentant beaucoup plus de beurre et beaucoup moins de farine que d’habitude (à savoir 400 g de farine, 300 g de beurre, 300g de sucre). Cependant, la pâte a été un échec. Pour la récupérer, Scordia la mise au four. Le résultat : un gâteau costaud mais moelleux.

Suite au décès du boulanger, sa fille, Ursule Gabrielle et son mari, Hervé Rolland Crozon, ainsi que la veuve de Scordia, ont pris le relais dans la boulangerie que Scordia avait montée en 1856. Le kouign-amann faisait fureur de sorte que la boulangerie manquait souvent de la levure. Ainsi, le kouign-amann a été retravaillé en utilisant de levain rapide, ce qui aurait amélioré la recette originale.

Depuis lors, le kouign-amann a reconquit non seulement la France mais aussi des pays à l’étranger. A titre d’exemple, il a été exporté vers le Japon dans les années 1990 et vers les États-Unis pendant les années 2000.

En 1999, l’Association des Artisans Fabriquant le Kouign Amann de Douarnenez a été fondée par 15 pâtissiers de Douarnenez. Si compliquée est la réalisation du kouign-amann que certaines boulangeries de Douarnenez qui le font affichent le dicton « le fait qui veut, la réussite qui peut ». Le « beurrée » est le nom désignant un kouign-amann nappé de caramel.

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marguerite parapente roquebrune 11/22/2014 09:06

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